Airbnb Service Client

De plus en plus de vacanciers et touristes aiment se loger chez des habitants. Ils sont surtout à la recherche d’expériences plus authentiques et chaleureuses, ce qui n’est pas le cas des établissements hôteliers. Mais au départ, le concept Airbnb ciblait spécifiquement des voyageurs qui ne pouvaient pas louer de chambres d’hôtels en raison de leur saturation. Cela arrive souvent lors de grands événements (congrès, coupe du monde de football, jeux olympiques, etc.)

Le concept Airbnb initial

Lorsqu’un événement d’envergure mondiale est organisé dans une ville, les établissements hôteliers sont toujours saturés. C’est le cas par exemple lors des fashion weeks, mais également de grandes compétitions sportives comme la Coupe du monde ou l’Euro de football. Dans ce cas, les étrangers doivent souvent appeler plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l’avance pour réserver leurs chambres.

En 2007 justement, un congrès de design avait lieu à San Francisco, où habitaient Brian Chesky et Joe Gebbia, les cofondateurs de l’entreprise. Les deux ingénieurs louaient alors une chambre de leur appartement à des participants au congrès. Ceux-ci n’avaient pas besoin d’appeler pour réserver puisque tout se faisait via un site Internet. L’entreprise verra officiellement le jour en août 2008.

Les contraintes juridiques

On parle couramment de logement chez l’habitant, mais en droit, il s’agit avant tout d’une sous-location. Au regard de la jurisprudence allemande, les bailleurs ne peuvent sous-louer leurs logements en entier que sur autorisation expresse des propriétaires. La jurisprudence espagnole va à peu près dans le même sens. En revanche, en Allemagne comme en Espagne, le locataire n’a pas besoin de faire appel au propriétaire pour lui demander son autorisation de louer une partie du logement (c’est-à-dire quelques chambres).

Aux Etats-Unis, Airbnb doit constamment s’adapter aux réglementations des différentes villes. À San Francisco, les bailleurs remplissant certaines conditions ont le droit de louer pour une « courte durée » une partie de leurs logements. Par contre à New York, la sous-location via une plateforme communautaire telle qu’Airbnb est purement et simplement interdite.

La diversification des offres d’Airbnb

L’hébergement chez l’habitant s’est beaucoup démocratisé. Mais entre-temps, le phénomène s’est peu à peu banalisé. D’où l’idée de l’équipe d’Airbnb d’offrir plus qu’un simple logement. Le séjour doit être riche en expériences et le touriste doit pouvoir découvrir des lieux d’intérêt.

Les expériences

L’habitant est censé partager avec ses hôtes sa vie sociale en général. Les touristes ou les vacanciers découvrent ou vivent les centres d’intérêt, les activités (yoga, randonnée hors sentiers battus, etc.) de leur hôte. Le but de ce concept est de faire en soir que le séjour soit enrichi d’expériences uniques. Cette offre est d’autant plus intéressante que les voyageurs aiment apprécier les cultures d’autres pays.

Les lieux d’intérêt

Pour la découverte des lieux d’intérêt, la plateforme fait appel à des guides professionnels. Les touristes peuvent entre autres faire du yoga sur une plage paisible à San Francisco, découvrir les grands monuments historiques parisiens, partir à la rencontre des loups dans les forêts de Seattle… Il est aussi possible d’apprendre à piloter un avion à Los Angeles, goûter aux spécialités culinaires Thaï, faire un tour en hélicoptère au-dessus de Rio de Janeiro, etc.